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Patrick Peubez, directeur de STMicroelectronics de Rousset.

Nouveau dirigeant pour STMicroelectronics Rousset

Patrick Peubez vient de prendre la direction de l’usine de semi-conducteurs STMicroelectronics de Rousset. Son prédécesseur, Claude Morant, ayant été nommé directeur des opérations du site de Crolles en Isère, après avoir passé un peu plus de trois ans au pied du massif de la Sainte-Victoire.

A 60 ans, Patrick Peubez prend les rênes d’un des trois sites français du fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics. L’usine de Rousset intègre les fonctions R&D, production, test électrique, et commercialisation des plaquettes de silicium de 200 mm de diamètre. « Je suis présent à Rousset depuis 1999. Auparavant, j’ai occupé des fonctions centrales aux Etats-Unis », explique Patrick Peubez. Ce centralien, titulaire d’un DEA de physique, doit désormais superviser l’usine et ses 2648 salariés dont 1200 ingénieurs et cadres, chargés de produire en continu 365 jours par an quelque 2 milliards de puces.

30 % d’électronique dans les voitures

Après les cartes bancaires, ordinateurs, téléviseurs, systèmes de traçabilité, STMicroelectronics ne cesse de trouver de nouvelles applications à ses microcontrôleurs histoire de rendre les objets encore plus intelligents. Le constructeur franco-italien, qui réalise déjà 25% de son chiffre d’affaires dans l’automobile, parie sur de nouveaux développements dans le secteur. Air bag, GPS, télépéage, ABS, assistance au stationnement, l’électronique se généralise.

En 2012, STMicroelectronics a d’ailleurs signé une collaboration dans la R&D avec Audi. « Ces dernières années, le contenu électronique d’une voiture est passé de 5 à 30 % », précise Patrick Peubez. Autre voie de développement, les bracelets connectés et plus généralement les objets dotés de capteurs qui permettent par exemple la rotation automatique d’une photo. Afin de se protéger contre les aléas du marché, le groupe côté en bourse, mise sur la diversification de son portefeuille clients. « Aujourd’hui, nous comptons 25 000 clients. Notre stratégie repose sur le mass market », ajoute Patrick Peubez. Interrogé sur le démantèlement de l’usine voisine, Claude Morant, a expliqué le modèle de LFoundry était celui d’un « fondeur proposant sa technologie à des sous-traitants » se différenciant donc du site intégré  STMicroelectronics. « Notre chaîne de valeur  va de plus en plus vers le client », a-t-il précisé tout en regrettant « la disparition d’un acteur de l’écosystème ».

Paru sur Businews.fr le 1er septembre 2014

Nathalie Bureau du Colombier

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