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Hyperconnexion, la série 100% marseillaise

L’une des attractions de cette sixième édition du Marseille Web Fest, festival international de la série digitale, fut la présentation du pilote d’Hyperconnexion, une websérie 100% marseillaise et 100% collaborative. Cette série, véritable événement pour les amateurs, a été imaginée avec brio et réalisée par Nicolas Debru, alias Lasko, un jeune marseillais très doué.

lasko-p2-bdC’est dans le métro marseillais qu’est né en 2014 le projet Hyperconnexion. En observant les voyageurs rivés sur leur téléphone Nicolas Debru, le jeune réalisateur, spécialiste de vidéoclips expérimentaux et passionnés de nouveaux formats numériques, imagine le concept d’une websérie dont l’histoire explorerait nos liens à l’hyperconnectivité omniprésente. Il confie le scénario à Fred Belin et s’attèle à la mise en œuvre de ce projet exaltant. Il s’agit d’une série anticipation à tendance polar: «Dans un futur proche, l’apparition du réseau mobile Xenia ouvre une nouvelle ère dans la communication  qui favorise la connexion aux relations avec le voisinage. Rivés sur leur écran, les hommes ont perdu toute notion du monde qui les entoure», relate Nicolas Debru, révélé au public par son clip «Happy, we are Marseille, by Lasko». Son remake de «Happyness» fut d’ailleurs sélectionné par Pharrell Williams et intégré au clip pour la journée mondiale de la joie à New-York.

Son protagoniste va tenter de combattre cette invasion de la technologie : «Animé par un douloureux secret, Mathieu, une jeune hacker de génie, s’infiltre chez Xenia mais il sait que le danger n’est pas seulement virtuel», précise Lasko. La saison 1 de cette série sur l’hyperconnectivité mais aussi sur la déshumanisation de la société est annoncée pour fin 2017. L’épisode 1 qui a été diffusé en avant-première hors compétition à Marseille a été présenté par la suite avec un «real pilote» au Mipcom à Cannes. «L’épisode 2 est tourné à 80%, l’épisode 3 est écrit, les épisodes 4 et 5 sont en cours», annonce le réalisateur qui a travaillé auparavant sur Canal Plus et M6.    

Intelligence collaborative

Ce projet singulier qui a pour socle l’association ITEM (Institut Transmedia Euroméditerranéen)  est avant tout une aventure humaine. Ce sont plus d’une centaine de bénévoles professionnels du secteur, comédiens et techniciens, issus de la région qui se sont engagés dans cette série innovante. Etude du niveau de fatigue pour une maquilleuse, costumes sur mesure, drones, effets spéciaux, cascades, rien n’est laissé au hasard. Une des ambitions de cette aventure est de montrer qu’il s’avère encore possible aujourd’hui de réaliser un projet grâce à l’intelligence collaborative. «A travers différents épisodes de cette série d’anticipation, nous allons traiter de l’insociabilité et de la déshumanisation dûe à l’hyperconnectivité», confie t-il. Le public va pouvoir s’identifier aux personnages fictifs et se poser des questions sur l’utilisation du réseau. En termes de casting et de personnels encadrant la série, la projet a souhaité associer un maximum d’acteurs locaux afin de mettre en avant le dynamisme de la ville. Le tournage est effectué dans la cité phocéenne et dans des lieux emblématiques de la région afin de valoriser le territoire. Pour Lasko, ce festival est bien côté sur le plan international. «Notre ambition est de montrer que cette série est créative et a du style aux nombreux producteurs qui sont venus cette année», a t-il précisé. D’ores et déjà, une campagne de crowfunding a été ouverte afin d’assurer la logistique des tournages pour les deux prochains épisodes.

© Jean-Pierre Enaut

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