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French Tech : Quels accélérateurs bénéficieront des 200 M€ ?

Bpifrance vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt en vue de présélectionner les accélérateurs privés dans lesquels le fonds French Tech Accélération, doté de 200 M€, investira ou … pas.

Ils sont une petite dizaine d’entreprises à être directement concernées par l’initiative prise le 8 décembre dernier par Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du numérique, Axelle Lemaire, secrétaire d’État au numérique et Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement, de lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) à l’intention des accélérateurs privés.
Pour rappel, le fonds French Tech Accélération, géré par Bpifrance Investissement (une filiale de Bpifrance), qui opère l’investissement pour le compte de l’État via la Caisse des Dépôts, a été créé et doté de 200 M€ pour une durée de 5 ans (pris sur l’enveloppe des Investissements d’avenir) dans le cadre de l’initiative French Tech.

Quelles seront les structures privées retenues par l’AMI ?
Elles sont toutes vocation à l’être puisqu’elles font toutes parties des projets retenus lors de la première vague de labellisation de neuf métropoles annoncée le 12 novembre.
Faut-il le rappeler, les accélérateurs privés (autrement appelés Tech Champions) sont les projets portés par des entreprises-porte-drapeaux du secteur qui ont une vraie visibilité nationale et internationale, lesquelles mettront à disposition de start-up tous les éléments nécessaires pour optimiser et raccourcir leur phase de lancement de façon à les faire grandir plus vite.

Investisseur minoritaire et avis
« Les investissements seront réalisés au fil de l’eau jusqu’à épuisement de la capacité du Fonds French Tech Accélération », indique bpifrance Investissement. Le fonds pourrait prendre une participation (minoritaire) jusqu’à plus de 10 M€ par accélérateur en fonds propres ou quasi-fonds propres (notamment obligations convertibles), mais « n’investira pas directement dans les startups accélérées », a rappelé la filiale de la CDC et de l’État. Le ticket d’entrée est fixé à 1 M€. Et selon le fonctionnement de bpifrance, il intervient obligatoirement aux côtés de co-investisseurs privés (institutionnels, corporate, personnes physiques…) et dans les mêmes conditions (« pari passu »).
Conditions pour être éligibles
Cela reste très approximatif et reprend en soi la définition retenue pour définir un accélérateur privé : « le Fonds investira dans des sociétés qui accélèrent la création et la croissance de start-up présentant des perspectives de forte croissance auxquelles elles proposeront des prestations d’accélération et éventuellement des financements, notamment de l’investissement en fonds propres. »
Précision : il s’agit de sociétés à capitaux majoritairement privés, non cotées et indépendantes (pas de financement de filiales). Aussi, les Sociétés d’accélération du transfert technologique (SATT) et les Consortiums de valorisation Thématique (CVT) ne sont pas éligibles. Ce qui se conçoit, ces sociétés, destinées à développer le transfert technologique issu de la recherche publique, sont déjà financées par le Programme d’Investissements d’Avenir.

Critères des projets sélectionnés ?
Parmi lescritères de sélection évoqués : avoir une stratégie ayant déjà fait les preuves de sa capacité à générer de la valeur avec un modèle économique rentable et susceptible donc d’assurer un retour sur investissement intéressant pour le fonds. Il faudra aussi que les projets qu’elles portent contribuent à doper les start-up françaises en termes de croissance de l’activité, création d’emplois, et de développement à l’international. L’expérience des « mentors » en matière de management jouera aussi en faveur des préselectionnés. Implicitement énoncée, la prise de participation dans les startups accélérées est un atout !

Répondre à l’AMI
« Le document doit comporter, indique l’équipe de gestion du fonds, une description claire et détaillée de la société d’accélération et de sa gouvernance ; des rôles et activités des principaux acteurs et éventuels partenaires du projet ; du marché pour les entreprises ciblées ; de la stratégie de sourcing des start-up accélérées et des modalités de sélection ; des prestations d’accélération proposées aux startups ; du modèle économique ; de la concurrence et de la stratégie de différenciation ; de l’équipe de management et du track record ; le business plan ; les besoins de financement et le projet de développement pour l’utilisation des fonds. »
Pour rappel, les neuf propositions d’accélérateurs (pour la seule métropole labellisée en région : Aix-Marseille) émanent de quelques belles réussites de l’économie digitale : Voyage Privé, Jaguar Network ; Gemalto, Telfrance, The Camp porté par Frédéric Chevalier, StarDust, PFactory et Netangels et Kedge Business School.

Adeline Descamps

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