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Focus sur Medinjob, le rendez-vous essentiel de l’emploi dans les TIC

Après TIC Emploi, Aix-Marseille French Tech a proposé cette année deux forums appelés Medinjob, l’un le 28 septembre à la Fondation Vasarely Aix-en-Provence et l’autre, le 8 octobre, au Pôle Média de la Belle de Mai, à Marseille. Lors de ces rencontres réunissant des écoles et des entreprises, 400 offres d’emplois étaient proposées ainsi que 70 offres de stage.

Aujourd’hui, le Forum Medinjob est le rendez-vous annuel par excellence de l’emploi dans les TIC et des formations numériques dans le secteur d’Aix-Marseille. «Son objectif est de permettre aux entrperises de cibler, identifier et rencontrer leurs futurs collborateurs», a expliqué André Jeannerot, président de Medinsoft, organisateur des deux forums dans le cadre d’Aix-Marseille French Tech, avec le CIP Méditérranée, le Pôle SCS, Primi, Pôle Emploi, le cabinet Omniciel, et le soutien de Syntec Numérique, Marseille Innovation, l’APEC, Cadremploi, Keljob, la GGPME, le GEPA et la Cité des Métiers. Plus de mille deux personnes étaient attendus pour ces deux rencontres, l’une à Aix-en-Provence et l’autre à Marseille. Cinq cent avaient participé au premier rendez-vous et plus de quarante recrutements étaient d’ailleurs en cours de finalisation. Sept cent personnes étaient attendues au Pôle Média de la Belle de Mai, la plupart dans l’objectif d’obtenir des renseignements précis sur les métiers du numériques qui bouleversent à présent la donne sur le marché de l’emploi.

Une tendance favorable

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(De gauche à droite) Stéphane Aucoin, responsable Choose your boss Cadremploi au Figaro, André Jeannerot, président de Medinsoft et Samuel Masson, directeur du Cabinet Omniciel

Au programme de ce forum qui rassemblait une cinquantaine d’entreprises et une dizaine d’écoles, des échanges, des jobs dating, des présentations de formation IT et digitales et un cycle de conférences où une cinquantaine d’intervenants ont évoqué les sujets d’actualité et les problématiques RH de la filière. Les sujets récurrents portaient sur différents aspects à savoir Comment construire une carrière idéale ? Manager ses collaborateurs vers l’excellence, comment performer? L’un des temps forts était la conférence sur le thème : «Pénurie de main d’œuvre : Comment trouver le bon collaborateur?» avec André Jeannerot, président de Medinsoft et Samuel Masson, directeur du Cabinet Omniciel, tous deux organisateurs de Medinjob et, à leurs côtés, Stéphane Aucoin, responsable Choose your boss Cadremploi au Figaro. Dans l’évolution des attentes des collaborateurs, le salaire arrive en premier dans l’étude qui a été présentée aux participants.

Pour Stéphane Aucoin, le contexte est favorable: «Ce sont 40 000 emplois et 10 000 créations nettes dans ce secteur. Cette 12e vague d’étude a permis d’interroger les cadres sur le niveau de mobilité». Après trois années de destruction d’emploi, il y a eu 23 800 emplois créés au premier semestre. Il y a 176 000 recrutements de cadres attendus. La tendance est portée par un essor de l’informatique devant le commercial et la recherche. Les perspectives se portent pour moitié en Ile-de-France, pour 10% en Rhône-Alpes et pour 5% en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le taux de croissance est passé de 0,2 à 0,5%. Le contexte s’avère favorable avec un taux de croissance du PIB passé de de 1,2 à 1,7% sur la période 2015/2016 et des perspectives très positives en matière de recrutement de cadres. Le chiffre de 176 000 pourrait dépasser les 190 000 en 2017. Aussi, le bassin Marseille-Aubagne-Aix-en-Provence est devenu le troisième en France après l’Ile-de-France et Toulouse. Pourtant, tout n’est pas parfait, loin de là ! Un cadre sur deux est peu satisfait de son emploi et de ses conditions de travail. Il estime ne pas être reconnu, avoir une charge de travail trop importante, être sujet à un stress trop prégnant. «Mais, pour les cadres dans le secteur du numérique, tout va très bien. Le marché est favorable aux candidats», a stipulé Samuel Masson.

Autre signe de cette mutation, les indicateurs de mobilité sont très nets: 42% des cadres souhaitent un changement d’entreprise et 35% désirent changer de région dans moins d’un an.

Des carences identifiées

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L’équipe 100% féminine de la société Zooah

Plus d’une cinquantaine d’entreprises étaient présentes et notamment Zooah, une jeune société créée en 2014. Spécialisée dans le recrutement et l’ingénierie, elle la particularité d’être composée de dix jeunes femmes. «Je travaillais depuis 13 ans dans le monde du service en ingénierie et les pratiques n’ont pas évolué», a estimé Sophie Belais, sa responsable. Or, les sociétés de service ont besoin d’être en temps réel. Pour répondre aux sollicitations des ingénieurs, les dix chargés de réseau animent une communauté d’ingénieurs en activité ou en recherche d’emploi sur une base de données de 50 000 profils. «Nous travaillons sur toute la France et tous les métiers de l’ingénierie. Nous allons ouvrir des antennes en Angleterre, en Espagne et en Suède. La transformation numérique n’a plus de frontière dans le secteur du recrutement». Le but est pour elle de bousculer les codes. Une animatrice analyse les données sur le recrutement de manière fine et coordonne les besoins de l’entreprise. Zooah a créé un label et même une école appelée «la Zooah Académie» afin de se former sur les technopénuries. «Dans le Sud de la France, nous manquons de profil Java en PACA et de bibliothèque graphique QT à Montpellier»,  a t-elle confié.

Un plaidoyer pour l’alternance

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Michel Riggenbach (à gauche) responsable des formations informatiques au CESI.

L’une des écoles les plus importantes en matière de formation en alternance, le CESI qui dispose de 25 centres en France dont un à Aix-en-Provence, l’une des trois unités du Sud-Est avec Sophia Antipolis et Grenoble, est présente depuis la création de TIC Emplois. «Notre souhait est de promouvoir les actions de formation basées sur l’alternance et plus spécialement dans les métiers de l’informatique», précise Michel Riggenbach, responsable des formations en informatique. L’école d’Aix assure intervient auprès de 80 alternants répartis sur quatre formations de Bac à 2 et Bac +2  à Bac +5. Selon lui, il y a, aujourd’hui dans la région, un besoin de compétences pour les métiers en développement. «Les élèves sont captés avant la fin de la formation. On n’arrive pas à pourvoir», a-t-il confié. Autre constat, les entreprises sont encore timides sur ces métiers de l’alternance. Il y a à son sens, un besoin de personnes compétentes et immédiatement opérationnelles. Pourtant, les entreprises qui utilisent l’alternance sont très satisfaites et ont les moyens d’investir avant le retour sur investissement. L’objectif est donc de trouver des ressources et de les présenter aux entreprises prêtes à les accompagner et les former sur un parcours de deux ans. «Le rythme de l’alternance avec trois semaines en entreprise et une semaine en formation semble un modèle bien adapté pour confier un projet aux collaborateurs», a estimé Michel Riggenbach.

Jean-Pierre Enaut

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