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FID Med : Un seul mot d’ordre : accompagner les start-up

La 4 e édition du Financial Innovation Day Méditerranée s’est déroulée le 20 octobre 2016 au Pôle Média de la Belle de Mai à Marseille. Ce forum du financement des entreprises innovantes qui a proposé 9 plateaux TV, 25 séances de pitch et un espace dédié aux partenaires a rassemblé plus de 400 personnes qualifiées, chefs d’entreprise et porteurs de projets. Une réussite incontestable !

Les entreprises innovantes ont besoin de financement afin d’assurer leur croissance et donc de recruter des collaborateurs qualifiés. Ce postulat s’avère plus pertinent encore dans l’industrie du numérique. C’est à partir de ce constat qu’est née, il y a quatre ans, le Financial Innovation Day Méditerranée. Ce forum des entreprises innovantes qui s’inscrit au cœur des French Tech Weeks est de loin le premier dispositif d’envergure nationale visant à aider les entreprises en création et en développement. Son ambition est de financer les entreprises en amorçage, leur croissance, les aider à innover, exporter et à positionner leurs solutions technologiques sur le marché.

Un grand degré de maturité

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Francis Papazian, président de Finance Conseil méditerranée

Le forum est en fait organisé autour de trois axes distincts. C’est tout d’abord neuf plateaux TV de 30 minutes avec des intervenants apportant des informations sur l’écosystème financier et l’accompagnement des start up innovantes. Ce sont, entre autres, les représentants des Business Angels, de Marseille Innovation, de l’incubateur, des fonds d’investissement, des avocats, des experts comptables et même un spécialiste du crédit impôt recherche. Enfin, il y a vingt cinq séances de pitch de cinq minutes chacune avec dix minutes de questions réponses. «Nous avons eu soixante dix demandes de start-up et nous en avons validé vingt cinq d’entre elles dans le cadre d’un jury composé notamment de PACA Investissement, Turenne Capital, Plus Finance (ex Finadvance)», Provence Business Angel, CIC Innovation,» a relevé Francis Papazian, président de Finance Conseil méditerranée qui assure la responsabilité de ce forum depuis deux ans. «Nous avons participé à la validation des start-up et apporté notre expertise en matière d’accompagnement des entreprises» a t-il renchéri. A cela s’ajoute un espace partenaires afin d’optimiser le net-working avec, entres autres, Innovatech Conseil, spécialiste du crédit impôt recherche, Akhéos, un cabinet d’avocats, Deloitte Safe Sud Est. «Le club des partenaires s’est même étoffé cette année avec l’arrivée de la banque CM/CIC banque de détail et fonds d’investissement en capital», a rajouté Francis Papazian. Le cycle de financement des start-up ne s’arrête plus désormais dans le haut de bilan. Au final, ce forum a rassemblé plus de quatre cent personnes qualifiées. Une grande satisfaction pour les organisateurs qui ont de plus constaté que les start-up sont de plus en plus accompagnés. «Elles ont un degré de maturité exceptionnelle», a t-il estimé. La réussite de ce forum qui a pour but de mettre en relation l’offre et la demande, les start-up et les fonds est indéniable. «Depuis quatre éditions, ce sont six millions de levée de fonds pour six start-up», s’est t-il réjoui. C’est le cas de Kamp qui a obtenu une levée de fonds l’an dernier.

Une révolution culturelle

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Matthieu Capuono, gérant du cabinet d’audit et d’expertise comptable Crowe Horvath Ficorec et Amandine, sa collaboratrice

Pour cette quatrième édition, le cabinet d’audit et d’expertise comptable Crowe Horvath Ficorec qui avait déjà participé l’an dernier sur le thème du financement de l’innovation a souhaité intervenir  dans un spectre plus large en  abordant des sujets comme le capital amorçage, la levée de fonds, et même l’introduction en bourse. «J’ai particulièrement mis l’accent sur plusieurs questions fondamentales pour le porteur de projet: comment trouver 200 000 euros? comment financer le cycle d’exploitation, le haut de bilan? », a confié Matthieu Capuono, son gérant. Le financement de l’innovation s’effectue via un modèle mixte avec des fonds privés et publics. «Sur la région, d’importants bouleversements arrivent avec la coexistence de structures d’accompagnement et d’aides publiques émanant de la ville, de la région ou de l’Europe», souligne t-il.

Aujourd’hui,  toutes les plateformes vivent une véritable révolution culturelle avec une réduction du financement et surtout une redéfinition des axes prioritaires par la région. Les pôles de compétitivité deviennent des opérations d’intérêt régional. Un redécoupage intervient également au niveau des structures d’accompagnement. Autre facteur et non des moindres, les porteurs de projet sont plus informés et surtout plus formés qu’auparavant. «Ils arrivent avec un projet déjà ficelé. Ils savent où ils vont», stipule l’expert comptable. Autre aspect de ce changement notable : de nombreuses start-up ne considèrent plus la région comme un marché. Elles ont une logique immédiate de projection avec un marché européen ou international. Elles ne s’implantent plus à l’étranger pour défiscaliser mais dans une logique de métier. Elles recherchent les opportunités, les débouchés. «Les jeunes entreprises s’inscrivent dans une recherche d’optimisation économique. Elles ne créent pas une filiale par défi pour pour trouver un marché», a  précisé Matthieu Capuono.

© Jean-Pierre Enaut

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