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3D Rudder : Seule entreprise régionale embarquée par la French Tech à Austin

La start-up marseillaise est la seule de la région PACA à avoir été sélectionnée par Business France pour faire partie de la délégation officielle pour le South by Southwest à Austin du 15 au 18 mars.

Après Las Vegas pour le Consumer Electronic Show et Barcelone pour le Mobile, les startups françaises auront rendez-vous avec un autre événement clé pour l’économie digitale : Austin au Texas où, du 15 au 18 mars, se déroule le South by Southwest ( SxSW), le salon international de l’industrie musicale, cinématographique et numérique aux 300 000 visiteurs.
Pour surfer sur l’effet Las Vegas, la French Tech, qui y aura un pavillon, a sélectionné une quinzaine d’entreprises. 3D Rudder sera la seule, au sein de la délégation officielle, à représenter la région PACA sur le stand de Business France (issue de la fusion entre AFII et Ubifrance).
« Plus d’une cinquantaine d’entreprises avaient postulé. Pour de petites structures comme la nôtre, faire partie de la délégation apporte une réponse à deux problématiques : y participer à moindre coût et bénéficier d’une visibilité importante et de la caisse de résonance des réseaux de Business France. J’ai créé beaucoup d’entreprises dans l’internet et la téléphonie. Avec peu, on peut exister très vite car on est à portée de clics de l’utilisateur. Or, là, nous sommes sur du hardware. Il faut créer la demande pour être partout », explique Stanislas Chesnais, qui avec Valerio Bonora, fondateur de la société d’ingénierie Decode (design d’architecture virtuelle en 3D), ont créé et dirigent 3D Rudder. Le serial-entrepreneur est pour sa part à l’origine de Netsize, Aldea et Cleade notamment.

Utiliser ses pieds
La start-up marseillaise, déjà présente au CES du 6 au 9 janvier prochain à Las Vegas, a inventé un pavé tactile qui se pilote avec les pieds, pour mieux se mouvoir en réalité virtuelle. « Dans un environnement 3D, nous n’utilisons pas nos pieds. Quand on met un casque, la première réaction est de chercher ses mains. Dans la réalité virtuelle, il y a des outils qui restituent à l’écran la position des mains. Mais pour que l’expérience immersive soit totale, il faut pouvoir restituer la réalité, or mes mains sont contraintes par les commandes. D’où l’idée d’utiliser les mains pour agir, et les pieds et jambes pour bouger. » C’est de cette « révélation », qui est naturelle au quotidien, qu’est né le nouveau pavé podal, un périphérique permettant de se déplacer dans un univers en 3D en utilisant les pieds pour se diriger.

Ce que la souris fut au Mac
Imaginé au moment de son développement, qui a demandé une année, pour les usagers des logiciels de CAO, les fondateurs se sont rapidement orientés vers le marché des jeux vidéo et de la réalité virtuelle. « Mais on n’oublie pas toutes les applications liés au monde de la 3D. Quand le produit sera disponible, il se vendra quasiment tout seul car son bénéficie en terme de productivité et de simplicité d’usage est tellement évident. Cet outil va bouleverser la manière dont on utilise aujourd’hui certaines applications. Il est l’équivalent de la souris sur le Mac », n’hésite pas Stanislas Chesnais.

Levée de fonds décevante
La start-up marseillaise est en cours d’industrialisation. Après avoir initié une campagne par crowdfunding sur Indiegogo en décembre, les fondateurs ont réalisé que ce canal n’était pas adapté : « le financement participatif soutient des projets que les gens connaissent fondamentalement et non pas des ruptures technologiques. » L’entreprise, qui cherche plusieurs millions d’euros, a donc entamé une nouvelle course de fond(s) auprès de capital risqueurs européens, l’objectif étant de réaliser les premières livraisons dès cet été. Stanislas Chesnais estime le potentiel de marché à plusieurs millions d’unités sachant que le prix unitaire sera de l’ordre de 135 $.

Microsoft, Sony, Facebook
Les Chinois et les Japonais auraient les premiers « à avoir identifié immédiatement le potentiel ». Microsoft, Sony, Facebook qui a racheté Oculus VR … Stanislas Chesnais cite les géants du secteur en indiquant que la start-up n’exclue rien. L’entrepreneur sait faire : quand Gemalto a pris le contrôle de Netsize, la spécialiste des solutions de paiement mobile gérait plus de 60 millions de transactions par mois pour le compte de 800 clients dans le monde entier et employait environ 180 personnes avec un CA de 43 M€.

Adeline Descamps

Photo : Stanislas Chesnais et Valerio Bonora, respectivement président et CEO de 3D Rudder

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